Etiquette des vins : ce qui change

Samedi 16 juillet 2011

La compréhension des étiquettes est assez ardue en France et un bon nombre de pays qui nous concurrencent sur le marché des vins se posent moins de questions. Pour remettre l’Europe dans la course, une récente réforme des appellations est intervenue pour les rendre plus lisibles de la part des consommateurs.

Voici ce qu’il faut retenir :


Les Vins de Table deviennent Vins de France

C’est tout de même plus élégant pour ces vins courants d’entrée de gamme, même si leur consommation est en chute vertigineuse depuis 25 ans. Ce qui change pour eux sur l’étiquette, c’est :

•    L’affichage du millésime et du cépage (précédemment interdit)
•    Possibilité de réaliser des assemblages en provenance de plusieurs régions (cournat à l’étranger)
•    15 % du vin pourra provenir d’un autre millésime ou cépage que celui indiqué sur l’étiquette

Les Vins de Pays deviennent les IGP (Indication Géographique Protégée)

Les vins de pays sont déjà une contre-attaque de la France à la demande internationale pour les vins dite « de cépages ». Vous aurez sans doute remarqué que, bizarrerie française, les AOC (Vins d’Appellation Contrôlée) ne mentionnent pas le cépage sur les étiquettes. Ce qui change pour eux :

•    Elaboration autorisée hors de la région d’origine
•    Possibilité d’ajouter jusqu’à 15% de raisins provenant d’une autre zone, d’un autre millésime ou d’un autre cépage que ceux figurant sur l’étiquette

Les Vins Délimités de Qualité Supérieure (VDQS)

Tout le monde en a entendu parler mais personne ne sait vraiment ce que cela veut dire. Ce n’est pas grave puisqu’ils disparaissent. En fait il s’agissait de vins en attente du statut d’AOC et il en restait moins d’une vingtaine en France.

Les Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) deviennent des Appellations d’Origine Protégée (AOP)

Nées dans les années 30, elles représentent théoriquement des produits de qualité. Elles avaient en fait pour but de mettre fin aux fraudes et contrefaçons en tout genre. Elles répondent par conséquent à un cahier des charges très précis qui garantit l’authenticité mais pas forcément la qualité, tout dépend du travail du vigneron.
Entre AOC et AOP, ça ne change pas grand-chose, sinon une meilleure protection juridique à l’International.

Compte tenu de la mémorisation du sigle « AOC » dans l’esprit des consommateurs, il y a fort à parier qu’il continuera d’apparaitre sur les étiquettes.

Vous savez tout, vous maintenant de bien décripter les étiquettes !

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