Acheter du vin : le juste prix

Samedi 26 février 2011

Comme moi, vous recevez moult publicités dans votre boite aux lettres pour vous proposer des vins à des prix défiant toute concurrence.

Récemment, l’une d’elles provenant d’une enseigne que je ne citerai pas pour ne pas lui faire de peine et surtout pour ne pas lui faire la publicité qu’elle ne mérite pas, vantait les qualité d’un Bordeaux rouge dit « sélection privée » à 2.36 euros !

Curieux par nature et parce-que c’est mon métier de comparer, je suis allé acheter une bouteille dans ce supermarché (je vous donne une piste). La bouteille présente pas mal, elle a fait l’objet d’une approche marketing à n’en pas douter pour capter l’attention du chaland qui trop souvent choisit dans les rayonnages en fonction de l’étiquette.

L’ouverture de la bouteille : un grand moment…

Arrivé chez moi, je débouche la bouteille et verse quelques centilitres au fond d’un verre à dégustation. A première vue, la robe est d’un rouge grenat caractéristique des vins de Bordeaux mais la comparaison s’arrête là.

Un grand moment oui, mais grand moment de solitude !

Les arômes sont plats et je dois le dire, quelques effluves vinaigrées qui laissent entrevoir une forte acidité en bouche. On est loin de toute complexité aromatique même d’un petit Bordeaux supérieur bien construit.
Au palais, l’acidité se révèle effectivement comme la dominante principale et bien évidemment aucune longueur en bouche. Je n’ai pas l’habitude de tirer sur l’ambulance mais je dois dire que je ne l’utiliserai même pas pour un fond des sauce au vin.

Vous me trouvez chauvin ? Si aimer le bon vin s’appelle comme çà, alors oui je suis chauvin.

Plus le vin est cher, plus le vin est bon…

Ce n’est pas seulement une lapalissade. Une étude scientifique du célèbre docteur Hilke Plassman a démontré que les sujets soumis à des tests de neuroscience ont dit préférer les vins les plus chers alors qu’ils ne savaient pas en fait quel vin leur était soumis à la dégustation en aveugle.
Après les buveurs d’étiquettes voici donc les buveurs de code barre : grâce à l’imagerie du scanner, Hilke Plassman a même pu localiser précisément dans le cerveau la petite lumière qui s’allume quand on boit un vin à plus de 100€.

Sans en arriver à un tel prix, il ne faut pas être grand clerc pour savoir que les vins d’un prix plus élevé, tout en restant raisonnable, sont meilleurs que les tout premiers prix.

Il en va du vin comme du reste, on en a  pour son argent.

Le bon rapport qualité-prix d’un vin

En fait, c’est ce compromis qu’il est bon de rechercher, ni trop cher ni trop peu cher, et surtout du bon !

Difficile me direz vous de s’y retrouver dans la jungle des offres de toutes sortes. Alors faites confiance aux spécialistes qui connaissent aussi bien les producteurs que leurs produits. Ils vous apportent le conseil et s’engagent à vous proposer le meilleur en fonction de votre budget ou plus exactement de ce que vous estimez acceptable de payer pour votre plaisir et celui de vos invités.

Vous avez le choix : celui d’acheter directement à la propriété, chez le caviste du coin ou plus facile encore, dans une boutique en ligne qui, à coup sûr vous proposera le meilleur rapport qualité-prix. C’est son intérêt pour survivre tout simplement.

Les français boivent moins de vin mais la qualité des vins consommés est en constante progression. Alors prouvez le et évitez les vins « cheap » qui ne peuvent que vous décevoir.

Santé !

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2 réponses pour “Acheter du vin : le juste prix”

  1. Très bon article mais n’oublions les arnaques à plusieurs niveaux qui matraquent les « lecteurs d’étiquettes ». Un exemple raconté par un de mes (anciens) clients. Je dis anciens car après 2 histoires comme celle-ci, je me suis dit que je perdais mon temps à lui faire goûter des vins de qualité.
    En fin d’année, on voit depuis 2 ans une guerre acerbe des prix sur le Champagne. Ce client (assez peu scrupuleux) a donc acheté une palette de 600 bouteilles de « Champagne » à 8.50€ TTC. Sachant que la Belgique a des accises record sur les mousseux, ça laisse peu de place au liquide dans la bouteille.
    Il a laissé dormir la palette quelques temps et a ensuite revendu les bouteilles au détail dans des mariages, fêtes locales, … à 18€ TTC … et le pire de tout, c’est que ses clients n’y ont vu que du feu !
    La recette : Champagne est inscrit sur la bouteille …

  2. Il y a effectivement champagne et champagne, celui qui est le vrai et l’autre qui n’en porte que le nom. Des campagnes publicitaires de la grande distribution ont vanté des prix défiant toute concurrence laissant à penser que tous les autres distributeurs étaient des voleurs. Bien sûr des clients s’y laissent prendre mais généralement n’y reviennent pas et conservent de l’enseigne le souvenir et l’image de la mauvaise qualité, et ça c’est bon pour nous !…J’ai d’ailleurs publié un article sur le sujet : http://blog.vigne-online.fr/champagne-pas-cher/#more-86

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